On parle énormément de futur.
De projet.
De vision.
De mission.
De destination.
De ce qu’on veut devenir.
De la vie qu’on aimerait avoir dans cinq ans.
Et en soi, je n’ai rien contre.
Moi-même, j’aime avoir des envies.
J’aime imaginer.
J’aime me projeter.
Et parfois, je vais même très, très loin dans ma tête. 😅
Pendant longtemps, avoir une idée de la suite me rassurait.
Savoir où j’allais.
Avoir un plan.
Pouvoir anticiper.
Mais avec le temps, je vois les choses autrement.
Je pense qu’à force de vouloir créer notre futur, on passe parfois à côté de ce qu’on est déjà en train de créer dans le présent.
Le futur, finalement, n’arrive pas un beau matin avec ses valises.
Il se construit dans des choses beaucoup plus petites.
Dans ce qu’on accepte aujourd’hui.
Dans ce qu’on ose aujourd’hui.
Dans les personnes qu’on rencontre.
Dans les conversations qu’on a.
Dans les projets auxquels on donne une chance.
Dans ceux qu’on laisse finalement tomber.
Dans une envie qu’on arrête de mettre de côté.
C’est quelque chose que j’ai expérimenté et conscientisé depuis que je me suis lancée dans mon activité professionnelle.
Au début, j’aurais aimé savoir où j’allais

Quand j’ai commencé mon activité, il y a bientôt deux ans, j’aurais adoré savoir où elle allait m’emmener.
Évidemment, si on m’avait proposé, le jour où je me suis lancée, un petit PDF intitulé : « Votre activité dans 3 ans : voici exactement ce qui va se passer »
Franchement… Je l’aurais téléchargé. 😅
Au début, on a quand même sacrément envie de savoir.
Est-ce que ça va marcher ?
Est-ce que je vais trouver des clients ?
Est-ce que je vais gagner ma vie avec ?
Sauf que ce petit PDF n’existe pas.
Et avec le recul, je réalise que même s’il avait existé, il n’aurait probablement pas pu prévoir ce qui est réellement arrivé.
Ce que je fais aujourd’hui, je n’aurais pas pu le prévoir
Quand je me suis lancée, j’avais une certaine manière de travailler.
Cette façon était rassurante et m’a permis d’avancer, d’expérimenter, de comprendre ce qui me plaisait, ce qui me ressemblait, ce que j’avais envie de transmettre.
Et puis, petit à petit, les choses ont bougé.
Ma façon de travailler a évolué.
Ma façon d’accompagner aussi.
Et aujourd’hui, je fais des choses que je n’aurais jamais imaginées au moment où j’ai créé mon activité.
Les oracles, par exemple.
Le fait de canaliser.
De me laisser porter par ce que je ressens.
De faire une place aux images, aux sensations, aux mots qui arrivent, aux liens que je perçois.
Tout ça n’est pas apparu parce qu’un jour j’ai écrit sur une feuille : « Dans deux ans, je ferai ça. »
Pas du tout.
C’est arrivé en chemin.
À travers des rencontres.
Des expérimentations.
Des conversations.
Des choses que j’ai osé essayer.
D’autres que j’ai laissées tomber.
Des prises de conscience.
Et surtout, je crois, en m’autorisant petit à petit à écouter davantage ce qui était là.
Finalement, je n’ai pas construit mon présent actuel en suivant parfaitement le plan que j’avais défini deux ans auparavant.
Changer de direction sans avoir fait fausse route
Aujourd’hui, j’essaie de ne plus regarder mes anciennes décisions avec mes yeux d’aujourd’hui.
Je le précise parce que j’avais tendance à faire ça…
Avec le temps, on « s’améliore », on apprend, on affine et j’avais parfois tendance à regarder certaines de mes anciennes façons de travailler en me disant qu’aujourd’hui je ferais différemment.
Et du coup je pouvais être gêné par certains articles que j’avais écrits, certaines choses que j’avais proposées aussi.
Alors évidemment que je ferais autrement aujourd’hui.
J’ai changé.
J’ai appris.
J’ai expérimenté.
Mais ça ne rend pas ce que je faisais avant, mauvais pour autant.
Ce que je fais aujourd’hui est juste pour moi, aujourd’hui.
Ce que je faisais avant l’était aussi, à ce moment-là.
J’ai fait ce que j’avais envie de faire à ce moment-là.
J’ai écouté ce que je pouvais écouter à ce moment-là.
J’ai fait avec ce que je savais, ce que je ressentais et ce dont j’avais besoin.
Et finalement, je n’ai aucun regret parce que tout ça m’a amenée ici.
Et ce que je fais aujourd’hui m’amènera sûrement ailleurs encore.
Ma direction aujourd’hui
Je ne crois pas avoir abandonné l’idée d’avoir une direction, j’ai simplement changé ma façon de la regarder.
Je préfère aujourd’hui me demander :
« De quoi ai-je envie aujourd’hui ? »
Qu’est-ce qui m’attire ?
Qu’est-ce qui me donne envie ?
Qu’est-ce que j’ai envie d’essayer ?
Qu’est-ce que je n’ai plus envie de faire ?
Quelle personne ai-je envie d’appeler ?
Pas pour demain.
Pas dans une semaine.
Pas dans un mois.
Juste aujourd’hui.
Et puis…
J’essaie.
Je regarde.
Je ressens.
J’ajuste.
Et parfois, je change complètement d’avis.
Et franchement… c’est très bien aussi. 😉
Je crois que c’est là que quelque chose a changé pour moi. Je n’ai plus autant besoin de connaître la destination pour avoir envie de faire le prochain pas.
Je peux avoir des envies.
Avoir des projets.
Imaginer des choses.
Et en même temps laisser de la place à ce que je ne peux pas prévoir.
Faire de la place à l’imprévu
Je crois que c’est aussi ça, avancer : faire avec ce qui est là aujourd’hui, plutôt que de chercher à tout prix à savoir ce qui viendra ensuite.
Un petit bout après l’autre.
Une rencontre.
Une idée.
Une décision.
Une envie.
Un « oui ».
Un « non ».
Un détour.
Une surprise.
Et laisser tout ça nous emmener quelque part. Quelque part qu’on n’aurait peut-être jamais pu imaginer au départ.
Avec le recul, je me rends compte que certaines choses importantes de ma vie sont justement arrivées parce que je ne les avais pas prévues.
Est-ce tous les jours facile ?
Non.
Enfin… oui, de plus en plus. 😉
Au début, tout est parti d’une intention: vouloir, chaque jour, faire ce qui me plaît.
Petit à petit, cette façon de fonctionner s’est installée et aujourd’hui, c’est devenu quelque chose d’assez naturel pour moi.
Ça ne veut pas dire pour autant que je n’ai plus de doute sur l’avenir.
Il y a encore des moments où mon cerveau repart dans tous les sens.
Et après ?
Et si ça ne marche pas ?
Et si… ?
Tu vois le genre. 🙃
Dans ces moments-là, j’essaie de revenir à moi.
À ce que je ressens là, maintenant.
Souvent, ça m’aide.
Et parfois… pas du tout.
Il y a des jours où je suis fatiguée.
Des événements extérieurs qui viennent bousculer les choses.
Des périodes où je doute davantage.
Des jours où mon mental prend tellement de place que je n’arrive plus vraiment à entendre ce que je ressens.
Et dans ces moments-là, j’apprends aussi à accepter de ne pas savoir.
À être dans le flou.
À ne pas avoir tout de suite la réponse.
Et si ça dure un peu trop longtemps, je vais faire autre chose.
Une balade.
Une sortie avec des amis.
Une conversation avec quelqu’un en qui j’ai confiance.
Je laisse un peu de place à autre chose.
Et généralement… ça repart.
Je ne sais pas exactement où je vais
Je peux avoir des envies sans avoir de plan précis.
Je peux avancer sans connaître toute la suite.
Je peux changer d’avis sans considérer que je me suis trompée.
Je peux écouter ce qui m’attire aujourd’hui, même si je ne sais pas encore où cela va me mener.
Je peux faire un pas.
Puis regarder.
Puis ajuster.
Et recommencer.
Je ne sais pas exactement où je vais mais aujourd’hui, je n’ai plus autant besoin de le savoir. J’essaie simplement d’être attentive à ce qui se présente sur mon chemin et voir où cela m’emmène.
Finalement, savoir où l’on va est parfois rassurant mais ne pas savoir laisse aussi de la place à quelque chose qu’on n’aurait jamais pu imaginer.
Le plus important, finalement, c’est que chaque jour, je sois là où j’ai envie d’être.
Sais-tu ce dont tu as envie ?
Si tu sais, fonce. 😉
Et si tu ne sais pas encore, si tu doutes, si quelque chose te questionne… viens m’en parler.